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DIABETE AU FEMININ

Diabète et contraception

Le  stérilet chez la femme (ayant déjà eu des enfants) et les préservatifs (méthode locale)  représentent le moyen idéal de contraception de la femme diabétique.

Une pilule classique peut être contre-indiquée dans le diabète de type 2, de même qu'une contraception oestroprogestative (pilule) minidosée de 2e ou 3e génération.

Une pilule progestative pure peut être prescrite. Ce type de pilule nécessite un contrôle régulier de la glycémie, de la tension artérielle et des taux de cholestérol et triglycérides.

Les nouvelles méthodes contraceptionelles (implant, anneau vaginal, stérilet à la progestérone) sont a priori utilisables en cas de diabète.


Diabète et sexualité

Le diabète de type 2 provoque chez les femmes moins de complications d’ordre sexuel que chez les hommes, les consultations médicales permettent d’aborder régulièrement les problèmes.

Ceux-ci sont généralement :

  • Diminution du plaisir : Le côté chronique du diabète engendre les mêmes perturbations psychologiques que chez l’homme et explique les difficultés rencontrées par la femme.
  • Douleurs et infections vaginales : Les femmes diabétiques sont vulnérables aux infections vaginales qui peuvent être responsables de douleurs lors des rapports sexuels.

Les douleurs peuvent provenir de troubles de la vascularisation ou une anomalie touchant les fibres musculaires pouvant provoquer un défaut de lubrification du vagin.


Diabète de type 2 et grossesse

La grossesse doit être préparée : le diabète doit être parfaitement équilibré avant que la contraception soit interrompue (HbA1c < 6.5%).

Les comprimés sont contre-indiqués pendant la grossesse et doivent être arrêtés avant la mise en route de celle-ci. Si le diabète peut être équilibré par le régime seul, on n’associera pas d’autre traitement. En revanche si ce n’est pas le cas, il faudra mettre en route un traitement par insuline.

L’insulinothérapie introduite pour la grossesse est transitoire. Après la grossesse, le traitement antérieur pourra être repris.

Pendant la grossesse, il est demandé de pratiquer l’auto surveillance glycémique : 6 contrôles/jour. Les objectifs glycémiques sont stricts :

  • glycémie avant les repas ≤ 0.9g/l
  • glycémie après les repas  ≤ 1.2g/l


Diabète gestationnel

Une femme non connue comme diabétique  peut développer au cours de sa grossesse une intolérance au glucose ou un diabète authentique qui sont souvent transitoires et liés à la grossesse.

Celui-ci se révèle en général au troisième trimestre. Néanmoins dans certains cas, il s’agit d’un vrai diabète de type 2  méconnu jusque là, qui persistera après la grossesse.

On peut le dépister par un dosage de la glycémie à jeun ou par un test de O’Sullivan (test de charge en glucose) devant être systématique à la 24ème semaine.

Un régime hypocalorique adapté à l’excès de poids de la future maman ainsi qu’une activité physique sont mis en place afin d'améliorer les glycémies.

Si malgré le régime, les glycémies (qui doivent être effectuées 6 fois par jour) dépassent 0.90 g/l à jeun ou 1.20 g/l après les repas il faudra alors introduire un traitement par insuline.

Dans les 3 mois qui suivent l’accouchement, il faut vérifier  la glycémie qui, en général, se normalise.


Diabète et ménopause

Il peut être prescrit un traitement hormonal substitutif à la femme diabétique ménopausée qui présente des bouffées de chaleur et pour prévenir l’ostéoporose. Ce type de traitement est contre-indiqué chez les patientes aux antécédents coronariens.
 

 

Page mise à jour le 26/04/2005